Difficile d’exprimer son émotion en parcourant cette région empreinte d’histoire et de caractère.
Découvrir la CASTAGNICCIA, c’est découvrir un savoir-faire traditionnel, une nature préservée, des villages perchés sur des contreforts rocheux ou accroches à flanc de montagne.
Car la voici l’ame CORSE, celle des valeurs et des traditions. Des mots qui retrouvent ici toute leur signification.
Nichés au pied du San Pédrone, VERDESE
Depuis FOLELLI, sur la côte orientale, on emprunte la D 506. Aussitôt passe le pont du Fium Alto la route quitte la civilisation. Elle serpente au fond de la vallée, traverse le Pont Blanc, grimpe parmi les chataigniers et dans un ultime lacet, débouche sous le village.
NOCARIO est a 3 km, CAMPANA a 5 et PIEDICROCE a 9.
VERDESE a conservé ses vieilles maisons centenaires de pierres sèches aux toits de lauze, son clocher de style baroque et ses ruelles dallées de pierres grises.
Sous la houlette de Monsieur le Maire, Antoine QUILGHINI, épaulé par toute une population volontaire, le village est resté authentique et parfaitement entretenu.
S’il a été peu à peu vide de ses habitants, il comptait 123 familles lors du dénombrement de 1769, aujourd’hui seulement 17 (recensement 2004), il est devenu un lieu de vacances privilegié. A Paques et en été, il revit grace aux familles venues du continent.
La Passion du Christ donne lieu chaque année à une semaine de célébration, dont le Vendredi Saint est un temps fort. C’est sur la place de l’ église que s’ achève la procession. On se retrouve dans la plus grande convivialité pour partager entre amis, i migliacci, galette de fromage frais servie sur une feuille de chataigne.
Sur cette même place le 15 aout, les bénévoles du comité des fetes, présidé par Pascal Pomponi, organise la traditionnelle fête.
En septembre, le village se vide. Ceux qui restent, meme s’ils n’y sont pas nés, préfèrent souvent l’arriere saison. L’esprit du village y est palpable. On se rend visite, on discute, on s’entraide. Tout le monde se connait mais personne n’empiète sur la vie des autres. On comprend alors pourquoi les Verdésois ont raison de vivre ici.